La danse orientale pour les « nuls »

Ondulation, déhanchement et sensualité… mais d’où nous vient cette représentation de la danse orientale ?

Les origines :

Originaire d’Egypte et développée au Proche-Orient, la danse orientale égyptienne, offre une grande variété de styles. D’origine religieuse, liée à la terre et la fécondité, elle avait pour but d’honorer la maternité et faciliter l’accouchement.

La danse orientale est une danse populaire, spontanée et improvisée. Victime de son succès, elle est aujourd’hui enseignée de manière académique partout dans le monde.

A l’époque, la danse orientale ne jouissait pas d’une bonne réputation dû aux nombreuses migrations européennes (notamment françaises) vers le moyen-orient. Les récits de voyage rapportés majoritairement par des hommes, étaient le produit de l’imaginaire occidental. On parlait de « danse du ventre » en terme grossier et réducteur, assimilé comme une danse aguicheuse incitant au péché.

Fort heureusement, les idées changent, les gens s’instruisent, essaient et découvre un nouvel art.

La pratique de la danse orientale est apparue en Europe et en Amérique dans les cabararets entre les années 1930 et 1940, d’où est issu l’étincelant costume deux pièces brodé de pierres et de paillettes.

Suivant sa grande évolution, la danse orientale est devenue très technique, avec beaucoup de déplacements, jeux de hanches, utilisation de chaque partie du corps de façon isolée, ondulations du bassin, utilisation d’accessoires relevant du folklore égyptien.

La danse orientale compte des millions d’adeptes dans le monde entier, donnant lieu à des évènement internationaux comme le Orientalisimo WordCup où les gagnant.e.s et participant.e.s reçoivent des prix.

Les bienfaits sur la santé :

Contrairement à ce que l’on peut penser, la danse orientale ne se limite pas à des mouvements du bassin.

En effet, elle sollicite souplesse et tonicité. Elle tonifie les cuisses, assouplie les articulations, développe les abdominaux et entretient le dos.

Certains mouvements amples demandent une souplesse extrême du dos. Mais l’essentiel réside dans la contraction musculaire et surtout dans la respiration,  si bien qu’on peut pratiquer cette danse à tout âge dépendant des limites de chaque danseur ou danseuse.

Quelques différents styles :

Plutôt terrien.enne, aérien.enne ou même les deux ? La danse orientale est complète et il y en a pour tout les goûts.

Le Baladi est un style populaire du Caire. Ce style se danse avec une robe traditionnelle large, décorée ou non, avec un foulard simple sur les hanches. Les mouvements sont concentrés et terriens.

Le Sharqi est une évolution du baladi. Le style de musique est très varié et inclut beaucoup d’instrument. Il est génégalement dansé avec un costume deux pièces et peut s’accompagner de voile.

La Meleya est une danse d’Alexandrie. Elle est très féminine, avec une expression, presque théâtrale. Elle se danse à l’aide d’un tissu rectangulaire noir assez lourd souvent décoré, ainsi que des robes courtes et pailletées.

Le Saïdi, qui est à la base une danse de combat d’homme. Cette danse vient de la région du Saïd du Sud en Egypte. Les pas sont sautés, concentré dans la terre. Ce style est généralement dansé en robe longue orné d’un foulard sur les hanches et d’une canne.

Le Khaleegi est une danse du Moyen-Orient autrement appelé « la danse des cheveux« . Avoir de longs cheveux est nécessaire car la danseuse s’en sert comme accessoire. Elle porte aussi une « abayya » robe longue large avec des ornements.

Il en existe encore pleins d’autres… également des styles récents comme le tango oriental, Fusion ou le Tribal.

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